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Cannabis: du bon et du mauvais
Auteur: Dominique Cambron-Goulet 17/11/2017 - 00:55:00

Getty Images/iStockphoto 

Achat dans des succursales gouvernementales à partir de l’âge de 18 ans, tolérance zéro au volant et même restrictions pour l’usage du tabac dans les lieux publics: telles sont les grandes lignes du projet de loi sur la légalisation du cannabis déposé à Québec hier. Celui-ci comprend du positif et du négatif, selon un spécialiste de la question, le professeur à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal, Jean-Sébatien Fallu. Métro s’est entretenu avec lui. 

Pouvoir acheter du cannabis à 18 ans, est-ce bien? Certaines personnes réclamaient un âge plus avancé en raison des possibles dommages neurologiques.
Oui, tout à fait. Il y a une cohérence avec l’alcool. Plus élevé que ça, ça aurait été catastrophique, parce que les gens qui consomment ont surtout entre 16 et 25 ans.

Est-ce une bonne idée de s’arrimer au tabac pour les endroits où il est permis de fumer?
C’est mieux que dans certains États américains où c’est impossible de fumer en public, mais seulement à la maison. C’est discriminatoire parce qu’il faut être propriétaire. Si on est locataire, ça peut être interdit. Mais l’interdiction de posséder et de consommer sur les campus des cégeps et des universités, c’est une absurdité, parce que ça se fait déjà. Tout ce qui existe déjà et qu’on veut réprimer, si on n’y arrivait pas sous la prohibition, je ne vois pas comment on peut y arriver avec des amendes.

«Les objectifs de la loi qui visent à prévenir et réduire les méfaits, c’est très bien. On prévoit d’ailleurs 25 M$ pour un fonds de prévention.» – Jean-Sébastien Fallu, professeur à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal

Le projet de loi est donc trop restrictif?
La tolérance zéro au volant, ça ne se met pas en application. Lorsqu’il s’agit de détecter la présence dans la salive, une personne apte à conduire peut être pénalisée parce que la drogue peut être présente jusqu’à 12 heures, selon les tests. Ne pas permettre l’autoproduction je crois aussi que c’est une erreur. On dit que les contrôles sont compliqués, mais on peut déjà faire pousser des tomates ou produire sont propre alcool.

Les 150 succursales de la Société québécoise du cannabis vendraient le gramme entre 7 et 10$, près du prix actuel. Est-ce que ça freinera le marché noir?
Sept, oui. Dix dollars, ça commence à être élevé. Des analyses démontrent qu’il ne faut pas aller à plus d’un dollar au-dessus du marché noir, parce qu’on voit une grosse différence dans la propension à aller vers le marché légal. Il y a moins de gens qui consomment du cannabis que de l’alcool, mais 150 succursales c’est un minimum. Pour les demandes auxquelles le marché légal ne répondra pas, le marché noir va s’installer. 

Article original sur journalmetro.com:Cannabis: du bon et du mauvais



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