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The Pope Smokes Dope maintenant à Amsterdam !
Auteur: Scarlet Palmer 02/06/2017 - 10:04:00

Le cannabis et la musique sont inséparables, et quand l’art vient s’ajouter à ce duo, il en résulte un défilé de pochettes d’album de tout genre musical, du reggae au death metal. Venez admirer une vaste gamme de pochettes mettant en vedette le cannabis dans le cadre de l’exposition estivale du Hash Marihuana & Hemp Museum d’Amsterdam ! 

Dans la foulée du succès de l’exposition The Pope Smokes Dope présentée au Hash Marihuana & Hemp Museum de Barcelone (prolongée pendant un mois en raison de sa grande popularité auprès des visiteurs), celle-ci sera présentée au musée d’Amsterdam du 3 juin au 3 septembre 2017. Explorons le lien étroit qui existe entre le cannabis, la musique et les pochettes d’album. 

Le légendaire comédien Bill Hicks a un jour déclaré ceci : « Si vous ne croyez pas que les drogues nous ont permis de faire de bonnes choses, faites-moi une faveur. Lorsque vous rentrerez à la maison ce soir, prenez tous vos albums, vos cassettes et vos disques compacts et brûlez-les. Parce que vous savez quoi ? Eh bien les musiciens qui ont fait toute cette merveilleuse musique qui égaie nos vies au fil des années, ils étaient tous foutrement drogués, RÉELLEMENT. »

Le cannabis, l’art et la musique

Depuis la nuit des temps, l’univers du cannabis et celui de l’art se chevauchent, et peuvent même se substituer l’un l’autre dans une certaine mesure. A l’époque où les pratiques chamaniques ou religieuses s’appuyaient sur la médecine, la spiritualité, la musique et l’art et s’accomplissaient dans un état altéré, il n’existait aucun clivage entre l’inspiration et la communication divines, entre la science et la magie. Au cours des derniers 150 ans, la civilisation occidentale a opéré une compartimentation complète de ces disciplines comme ne l’avait encore jamais fait aucune autre société. Malgré cette division, le lien entre la musique et le cannabis demeure indissoluble. Au contraire, il se renforce.

The Pope Smokes Dope

Le titre de l’exposition, The Pope Smokes Dope, fait référence à l’album éponyme du musicien David Peel. Peel, qui nous a malheureusement quittés le mois dernier à l’âge de 74 ans, était un musicien de rue, un « anarchiste et évangéliste de la marijuana ». Il est l’auteur de l’hymne du stoner, I Like Marijuana, chanson dont le titre a été déformé par le Time magazine, donnant lieu au titre de son premier album, Have a Marijuana, qui sortit en 1968. Peel est reconnu comme étant la première personne à avoir utilisé le mot « motherfucker » dans les paroles d’une chanson, en l’occurrence, Up Against the Wall (chanson qui ne fait que répéter « up against the wall, motherfucker » pour se terminer par un joyeux « cha cha cha ». Refusant de se reposer sur ses lauriers, Peel joignit en 2011 le mouvement Occupy et enregistra une nouvelle version de sa chanson qu’il intitula Up Against The Wall Street. En 2015, il sortit ce qui s’avéra être son dernier album, Give Hemp A Chance.

Plusieurs pays bannirent le controversé album The Pope Smokes Dope, produit par Yoko Ono et John Lennon, lors de sa sortie en 1972. La même année, le couple lança Some Time In New York City (troisième album post-Beatles de Lennon), sur lequel se trouve la chanson John Sinclair, une personnalité bien connue de David Peel. La pièce fut spécifiquement composée afin de contester lorsque le défenseur du cannabis, fondateur des White Panthers et manager du groupe MC5, John Sinclair, fut condamné à dix ans de prison pour avoir donné deux joints à un policier sous couverture. Non seulement Lennon inclut-il la chanson à son album, mais de plus, il l’interpréta à la télévision lors du John Sinclair Freedom Rally. Sinclair fut relâché moins de trois mois après la sortie de Some Time In New York City.

Jeunes, déterminés, innovateurs et high

Dotés d’un génie manifeste, à partir de notre perspective moderne, Ono, Lennon, Sinclair et Peel nous apparaissent comme des hippies purs et durs, et les bouleversements qui affectèrent la scène musicale et politique des années 60 et 70 nous semblent aujourd’hui désuets et presque innocents. Nous assistons à l’apparition d’une nouvelle vague de jeunes musiciens déterminés et innovateurs qui prennent la parole et défendent ouvertement la consommation de cannabis – Rihanna, Miley Cyrus, Childish Gambino, Lady Gaga et Nicki Minaj. Ces artistes s’attachent à faire disparaître l’image caduque du musicien stoner ou hippie. L’exposition inclut entre autres la pochette du disque single de Rihanna, Diamonds, sur laquelle on voit les mains parfaitement manucurées de la chanteuse en train de rouler un joint de diamants. Bien sûr, certains artistes adoptent aussi une position loufoque face à l’image du stoner ; Afroman avec sa chanson Because I Got High exemplifie merveilleusement ce type d’humour grinçant, et à ce titre, la pochette de son album est aussi à l’honneur dans l’exposition The Pope Smokes Dope.

L’éternel attrait de la musique reefer

La manière dont on dépeint la consommation de cannabis par les musiciens – ouverte, pragmatique mais tout de même encore perçue par certains comme étant provocatrice – est très différente de l’image qu’on en faisait au tout début du jazz. A époque, un jargon que seuls comprenaient les adeptes était utilisé pour parler de l’herbe inspiratrice. La piste que Louis Armstrong sortit en 1928 portait le nom d’un des mots d’argot utilisés pour parler du cannabis, Muggles. La pochette de l’album paru en 1951, The Louis Armstrong Story (vol. III), mettant en vedette Ed Hines et incluant cette chanson, fait aussi partie de l’exposition. Trois décennies plus tard, la maison de disques Stash Records sortait A Very Special Stash – The Best of Reefer Songs, une compilation des meilleures pistes de jazz à saveur de cannabis des années 20 et 30 (qui fait aussi partie de l’exposition), ce qui montre à quel point ces chansons et le thème qu’elles exploitent ont un éternel attrait. Cependant, ce ne sont pas toutes les chansons de reefer de cette époque qui prennent la peine de dissimuler le sujet traité – les chanteuses jazz Cleo Brown (en 1935) et Georgia White (en 1937) ont chacune enregistré leur version de The Stuff Is Here And It’s Mellow, une pièce entrainante et enjouée, accompagnée au piano, qui va comme suit :

“Lock the windows and close the door, [Verrouillez les fenêtres et fermez la porte]

Start the party up once more! [Faites la fête une fois encore]

Hey, hey, let’s get gay, [Hey, hey, réjouissons-nous]

‘Cause the stuff is here!” [Parce que la came vient d’arriver]

Un défilé de pochettes d’album toutes liées au cannabis

En 2013, les euphémismes pour parler du cannabis en chanson étaient depuis longtemps devenus inutiles. C’est l’année où Cannabis Corpse, le groupe musical si passionné de death metal et de cannabis qu’il a ancré toute sa carrière sur ces deux thèmes, a sorti Beneath Grow Lights Thou Shalt Rise. La pochette de l’album montre un homme dans une chambre de culture en train de se faire démembrer par de diaboliques plantes de cannabis, certaines aux yeux rouges incandescents ! Lors de votre visite, ne la manquez absolument pas.

Et pour couronner le tout, l’exposition du Hash Marihuana & Hemp Museum inclut également les pochettes d’album d’artistes ou de musique indissociable de la consommation de cannabis. La sélection inclut le succès This is Not a Test! (2003) de Missy Elliot qui s’ouvre avec la ligne « Pass That Dutch » ; Rolling Papers (2011) de Wiz Khalifa ; le premier album de Snoop Dogg, Doggy Style (1993), et bien d’autres encore. Evidement, toute collection dédiée au cannabis ne saurait être complète sans mettre en vedette l’album Catch A Fire (1973) de Bob Marley and the Wailers, Countryman (2005) de Willie Nelson, et Legalize It (1975) de Peter Tosh. Finalement, l’exposition ne rassemble pas uniquement des albums de langue anglaise. Ganja Smoka (2002) du musicien reggae Benjie et Skunk (1981) du groupe néerlandais ska Doe Maar font aussi partie de l’exposition.

The Pope Smokes Dope ouvre au Hash Marihuana & Hemp Museum d’Amsterdam le samedi 3 juin 2017 et se termine le 3 septembre 2017. L’accès à l’exposition est inclus dans billet d’entrée, ne la manquez pas ! Quelle est la pochette d’album liée au cannabis que vous préférez ? Dites-le-nous dans la section des commentaires ci-dessous.

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Article original sur sensiseeds.com:The Pope Smokes Dope maintenant à Amsterdam !



04/10/2017 - 09:00:00
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