Hempyreum.org
Local Time
English (UK) Deutsch (DE) Français (FR) Español (ES) Italian (IT)
Tribunal de Cahors : le gérant du restaurant d'un petit village du Lot distribuait de la cocaïne
Auteur: Marie-Cécile Itier - Actu Lot  25/09/2018 - 06:01:00

Un trafic de cocaïne a été démantelé dans un petit village du Lot. Image d’illustration. (©animaflora – Fotolia.)

Ce village du Lot n’a pas mille habitants, mais un restaurantla cocaïne circulait… M., gérant de ce restaurant, s’est retrouvé à la barre du tribunal correctionnel de Cahors le 13 septembre 2018, en compagnie de son fournisseur, pour transport, détention, offre ou cession et acquisition de produits stupéfiants entre janvier et juillet 2018.

Ce sont les fréquentes allées et venues dans le restaurant qui ont mis la puce à l’oreille des habitants de ce petit village mais aussi des autorités qui se sont penchées sur le dossier. Après enquêtes et écoutes téléphoniques, il a été établi que ce restaurant était un point de réception de produits stupéfiants : de la cocaïne et du cannabis. De plus, il y avait de nettes différences entre les sommes déclarées par le comptable et les mouvements d’argent effectués sur le compte bancaire du restaurant.

15 000 € en quelques mois

Il s’est avéré que le gérant était un gros consommateur de produits stupéfiants, et notamment de cocaïne lors de soirées organisées dans ses appartements privés au-dessus de l’établissement. Il recevait ses livraisons de drogue chez lui, mais également dans les cuisines du restaurant. M., âgé de 33 ans, consomme du cannabis depuis ses 16 ans puis est passé à des drogues plus dures à l’occasion de fêtes. Après avoir arrêté, il a recommencé à consommer au gré des rencontres et surtout de ses soirées, au cours desquelles il distribuait de la cocaïne à ses « amis », tous disparus depuis qu’il a été intercepté par les autorités.

De son côté, S. son revendeur, estime qu’il a dû lui prendre pour 300 g de cocaïne en quelques mois pour une somme avoisinant les 15 000 €. Pour sa défense, il explique que « c’est de la dépanne, pas des ventes ». Il ne tire pas de bénéfice de ses ventes pour s’enrichir, mais revend cette drogue afin de payer sa consommation personnelle. Consommation qu’il explique par un besoin de prendre de la cocaïne afin de rester concentré, lui qui suite à un accident sur la tête souffre de troubles de mémoire et de concentration.

Mais pour la substitut du procureur de la République, « les troubles de la mémoire et de l’attention ne le gênaient pas pour le trafic », qu’il gérait avec de multiples numéros de téléphone. Elle ajoute que les faits sont graves « même s’il payait juste sa consommation personnelle, il n’en demeure pas moins que c’était un trafic organisé ».

Nécessité de soins

L’avocate de M., Maître Cabessut, appuie sur le fait que son client a plus besoin d’aide, lui qui a enchaîné les accidents de la vie.

Maître Bonnet, du Barreau de Montauban, qui défend S., explique pour sa part que son client vit de la débrouille, qu’il a pris de la cocaïne pour tenir les cadences infernales de son précédent emploi, où il a d’ailleurs rencontré M. et ses amis à qui il revendait la drogue. « C’est un trafic qui reste à échelle restreinte » souligne-t-elle, ajoutant que son client avait entamé un processus de soins.

Finalement, le tribunal a condamné les deux prévenus à la même peine : 18 mois de prison dont 10 avec sursis et mise à l’épreuve, et une obligation de soins.

Article original sur normandie-actu.fr: Tribunal de Cahors : le gérant du restaurant d’un petit village du Lot distribuait de la cocaïne

..


info
Totale pages / langue:   39'321 / 2'459
Dans l'archive :   46'558
Pages des dernières 24 heures:   47
Pages de ce mois:   616
Affichage:   16'245'7913'746'415
Affichage dans l'archive:   15'526'158

©2018 - Hempyreum.org - Agrégateur de nouvelles sur la Chanvre et le Cannabis [Bêta] | Tous les droits et la propriété du contenu appartiennent à leurs respectifs propriétaires

Publicité