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Alcoolisé et drogué, il outrage les gendarmes à Perche-en-Nocé
Auteur: Rédaction Mortagne-au-Perche - Le Perche  24/07/2018 - 07:56:00

Un Nogentais de 45 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Alençon (Orne). (©Archives Publihebdos)

Un Nogentais de 45 ans a comparu devant le tribunal correctionnel d’Alençon (Orne), jeudi 28 juin 2018, pour usage de stupéfiants, outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique et menace de mort réitérée.

Le 31 mai 2017, les gendarmes de Perche-en-Nocé sont appelés par les pompiers qui trouvent un homme véhément. Tenant des propos incohérents, l’homme est fortement alcoolisé et adopte un « ton agressif avec le Maréchal des Logis-chef arrivé sur les lieux », relate la présidente.

« Tout d’un coup, vous vous êtes énervé, vous avez été menaçant, tout en lui tapotant la barbe et en lui disant près du visage : « tu n’es pas bien rasé ». »

« Qu’est ce qu’elle me veut, cette conne ? »

La présidente poursuit son récit de l’incident : ce jour-là, aux côtés du Maréchal des Logis-chef, une autre gendarme demande à l’individu de se calmer. Celui-ci lui rétorque alors à plusieurs reprises, « Qu’est ce qu’elle me veut, cette conne ? »

Après ce premier exposé des faits, le prévenu tente d’expliquer ses agissements :

« Je me suis séparé de ma femme, elle a voulu vendre la maison. Ce soir-là, je suis allé au bar, j’étais très alcoolisé. J’ai un peu dépassé les bornes verbalement, je n’avais pas les idées claires ».

Consommateur de drogue

Le prévenu affirme alors s’être « excusé » auprès des gendarmes et montre sa volonté de coopérer.

Seulement, il n’avait pas fait que boire ce soir-là. La présidente le rappelle : « Vous avez subi un contrôle de cannabis qui s’est révélé positif ». Le prévenu confirme. Il ajoute cependant en prendre « beaucoup moins qu’avant. J’étais consommateur d’héroïne et de cocaïne par le passé ». « Peut-être, mais ça reste illicite », coupe la présidente.

En 1995 déjà, l’homme avait été condamné pour délit de stupéfiants. Cependant, il assure avoir calmé son addiction à l’héroïne. « Je suis parti trois mois en Himalaya et j’ai décroché. » La présidente a du mal à y croire :

« En trois mois, sans l’aide d’un professionnel ni médicaments, vous avez réussi à cesser une telle addiction ? Et par rapport à votre fils de 17 ans qui vous a vu vous droguer ? »

« Il n’y a plus de problème maintenant, il ne me voit plus », lâche le prévenu, amer.

Le prévenu évoque une situation personnelle très complexe. Après un accident du travail puis sa séparation en 2016, son ancienne femme a conservé le domicile et il n’a jamais pu l’accepter :

« Se retrouver à la rue avec une seule paire de chaussures, ce n’est pas évident ».

D’autre part, il se dédouane, « c’est le patron du bar qui me servait à boire ». « Il faut quand même entendre votre responsabilité ! », affirme la présidente.

« On n’est plus au XVIIe siècle ! »

Au sujet des menaces de mort réitérées sur le concubin de son ex-femme, le prévenu signale : « Il a très bien manipulé mon ex et lui a dit qu’elle n’avait rien à me devoir, raconte le prévenu. Je pense lui avoir dit que j’allais lui casser la gueule ».

En revanche, il conteste l’accusation selon laquelle il l’aurait « provoqué en duel », selon les termes des auditions. « C’est inventé, un duel, attendez, on n’est plus au XVIIe siècle ! »

« Vous l’avez pourtant reconnu durant votre audition ? Vous lui avez bien dit : on se retrouve dans la forêt pour régler ça entre hommes ? », lui demande alors la présidente. « Je sortais d’internement où on m’a donné plein de cachets, je n’étais pas en capacité de tenir une audition. Je ne sais pas ce qui s’est passé ».

« Certes, une fois avant de partir en Afrique en 2017, je lui ai dit « je vais te faire la peau » mais cela ne veut pas forcément dire tuer. »

Le procureur de la République s’agace : « Ce n’est jamais vraiment vous au final ! »

« Il devrait assumer »

« Le tribunal est à même d’avoir de l’empathie, mais ce n’est pas une raison pour s’en prendre aux gendarmes. Pour s’en sortir, il devrait commencer à assumer les faits », a assuré le représentant du ministère public.

Reconnu coupable, l’homme est condamné à un Travail d’intérêt général de 105 heures à effectuer sous 18 mois. En cas d’inexécution de celui-ci, il encourt quatre mois de prison. Il devra par ailleurs indemniser le concubin de son ex-femme à hauteur de 500 € de dommages et intérêts.

Le prévenu n’est qu’à moitié satisfait :

« Pour le travail d’intérêt général, pas de problème. Par contre, je ne donnerais pas un euro à quelqu’un qui m’a pris ma maison ».

Article original sur normandie-actu.fr: Alcoolisé et drogué, il outrage les gendarmes à Perche-en-Nocé

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