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Rast’Art. Rendez-vous aux 10 ans ! Un festival pas comme les autres, à Sannerville, près de Caen
Auteur: Emile Fouda - Liberté Caen  24/06/2018 - 15:40:00

« Ce qui compte, c’est d’abord une ambiance, plutôt conviviale, familiale même et une qualité de la programmation que nous essayons d’améliorer d’année en année » dit Aurelien, coordinateur de RastArt (en haut à droite). Elisa Florenty, présidente du Collectif et à droite le maire Martial Bourdais avec un couple de retraités fans de RastArt (©emile S FOUDA/Liberté Le Bonhomme Libre)

En route vers le Xe anniversaire de sa création. Aurélien Diabat, Coordinateur et initiateur du Festival de Sannerville livre ses premières impressions à chaud, au même moment où le Rast’Art 2018 de Sannerville ferme ses portes.

Près de 7 500 personnes, enfants, retraitées et familles

Près de 7 500 personnes, enfants, retraitées et familles ont vécu pleinement les trois jours du festival de reggae de la commune nouvelle de Saline. La météo clémente pour la circonstance a salué à sa manière le passage à l’âge de la maturité d’un événement engagé, lancé il y a neuf ans, par une bande de potes, « juste pour animer le village et rassembler la population autour d’une musique que beaucoup connaissent mais que les préjugés rendaient redoutable ». Aurélien Diabat, en parle en connaisseur,

heureux « de voir que ces préjugés tombent les uns après les autres… ».

L’adhésion
de la population

Quand vous arrivez sur le site du festival, « il n y a pas un mégot qui traîne sur la pelouse », se félicite Martial Bordais le maire de Sannerville, présent sur les lieux, aux côtés des festivaliers durant ces trois jours.

L’hostilité du début, « plutôt la méfiance de la population » a cédé sa place à une « forte mobilisation de tous car ils nous ont vus à l’œuvre et nos valeurs assumées les ont convaincus »,

explique Elisa Florenty la présidente du Collectif. Le soutien de la municipalité de Sannerville s’est manifesté dès le départ du projet. Malgré les changements de gouvernance, ce soutien reste actuel, affirme-t-elle. Et d’autres institutionnels ont suivi : le Conseil départemental du Calvados, le Conseil régional de Normandie et dans une moindre mesure la communauté urbaine de Caen.
Même si, pour l’heure, cette dernière reste sourde à la demande de l’organisation qui souhaite « bénéficier pour l’occasion d’une facilité d’accès au festival » grâce à la mise en place d’un transport urbain… « C’est déjà cela le premier des succès » qui ravit les membres du collectif.

Un lieu de débats sociétaux

Sur le site du festival, les murs rappellent des événements passés, des faits de société, comme cette fresque murale évoquant, deux ans avant, la polémique actuelle engendrée autour des migrants ; ou lorsqu’au hasard de la déambulation, d’autres murs sont tapissés d’images du cannabis, un sujet sensible qui, ici, n’est pas la provocation que l’on pourrait imaginer,

mais l’illustration de l’un des thèmes que ce festival met sur la table pour ouvrir la discussion entre festivaliers avec des professionnels de la prévention et de la lutte contre les stupéfiants ».

Car depuis cinq ans, un thème est associé à l’événement.
Cette année, le « sexe » était à l’honneur. Une autre provocation ? Que nenni ! Le sujet a séduit les festivaliers et mobilisé les acteurs de la lutte contre le sida comme ceux qui se battent contre les violences sexuelles de toute forme et en tout lieu. Rastar’Art c’est aussi cela, un lieu de débats sociétaux organisés par un mouvement aux allures hors normes mais complètement fondu dans la société conventionnelle en respectant ses valeurs tout en assumant sa différence.

Le temps de la
transmission

Pour autant l’essentiel du festival n’est pas oublié.

« Ce qui compte, c’est d’abord une ambiance, plutôt conviviale, familiale même et une qualité de la programmation que nous essayons d’améliorer d’année en année »,

affirme Aurélien : le Jamaïcain U-Roy l’une des têtes d’affiche du Rast’Art Festival est bien connu et apprécié par les festivaliers trentenaires et quadragénaires. Mais quid des plus jeunes ? « Nous avons voulu effacer une aspérité des Rastafari, qui généralement excluaient les femmes dans leur organisation. La mixité est devenue la règle pour nous. » De plus, les artistes féminins à l’instar de Sister Nancy & Legal Shot ont eu la part belle… « Durant trois jours, le Rast’Art Festival a proposé des allers-retours entre des concerts traditionnels et les performances de sound systems qui sont autant de fenêtres ouvertes sur le reggae d’hier et d’aujourd’hui, avec des genres musicaux plus dansants comme le dancehall, la jungle ou le dubstep », observent nos confrères de la rubrique culturelle de Côté Caen. Demain, il faudra poursuivre ce que d’aucuns considèrent déjà « comme une mission ».

En route vers le Xe anniversaire de sa création : Aurélien Diabat, Coordinateur du Festival de Sannerville se projette, au même moment où le Rast’Art de Sannerville ferme ses portes, la veille d’un anniversaire important : « 10 ans ? Le temps de transmettre » un savoir-faire reconnu au Danemark ou à Manchester, à Madrid ou à Breda (Hollande) et de plus en plus en France.
Le reggae, même joué par des artistes barbus aux cheveux longs, aux « dreadlocks » triomphants, a fini par convaincre « jeunes » et « Vieux » dans un élan endiablé intergénérationnel bien assumé… Un festival comme il en existe peu dans sa forme et dans son contenu.

Article original sur normandie-actu.fr: Rast’Art. Rendez-vous aux 10 ans ! Un festival pas comme les autres, à Sannerville, près de Caen

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